Exposition
Assimilation
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Hayter Reed, surintendant général associé des Affaires indiennes, et son beau-fils, Jack Lowery, habillés en costumes indiens à l'occasion d'un bal historique ayant eu lieu sur la Colline du Parlement, à Ottawa, en février 1896.
Photographe: William James Topley
Bibliothèque et Archives Canada, PA-139841
L'assimilation est-elle souhaitable?
Au cours des siècles, à l'occasion de réunions entre les membres des peuples autochtones et non autochtones, certains leaders autochtones ont réclamé une éducation pour les membres de leurs communautés. Ils voulaient comprendre et intégrer certains aspects de la culture occidentale qu'ils croyaient être importants. Malheureusement, ils ne pouvaient pas prévoir les conséquences possibles de cette démarche.
Au milieu du XIXe siècle, les représentants du gouvernement et des ordres religieux ont conclu que les adultes autochtones n'abandonneraient pas volontairement leurs cérémonies soit-disant " païennes ", leur style de vie et leurs langues. Par conséquent, il fallait effectuer une assimilation par l'endoctrinement des enfants autochtones. Pour y parvenir, on transférait souvent les enfants de leur domicile familial et de leur communauté vers des pensionnats indiens situés sur les réserves ou hors des réserves. Des photographies étaient utilisées pour présenter les pensionnats comme étant des mécanismes positifs pour convertir des populations tribales de l'état de " sauvages " à l'état de " membres civilisés " de la société canadienne.
Documents parlementaires
Documents parlementaires, rapport de Hayter Reed, surintendant général associé des Affaires indiennes, vol. XXXI, no 1, 1897, Emancipation from Superstitions, p. xxxii : [TRADUCTION] " L'année qui vient de s'écouler a démontré au Ministère que la Danse du Soleil est devenue une cérémonie indienne qui appartient presque, sinon tout à fait, au passé. Depuis longtemps, la politique du Ministère avait comme orientation de la supprimer par la persuasion et, étape par étape, elle a été dépouillée de ses aspects les plus révoltants, de sorte que, à la fin, elle ne représentait que peu d'attrait pour une grande partie de la population autochtone. Aussi longtemps que nous poursuivrons cette démarche, nous contribuerons à affaiblir ces superstitions que nous cherchons à éradiquer. "