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Tableau noir
Chapitre 8: Fermeture progressive des pensionnats
Fermeture progressive des pensionnats
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Vers les années 1950, il était devenu évident que le programme des pensionnats indiens n'avait pas atteint ses objectifs. Les peuples autochtones n'avaient pas été assimilés à la société canadienne et les diplômés ne réussissaient pas dans leurs métiers. Il était devenu impossible d'ignorer la situation. Une politique d'intégration était maintenant proposée comme le meilleur moyen de procéder et le programme scolaire des pensionnats était remanié pour répondre aux normes nationales. Les pensionnats Indiens allaient être graduellement remplacés par des écoles de jour. Ces écoles étaient jugées le meilleur espoir de donner, aux Indiens et aux autres peuples autochtones, une chance égale à celles des autres citoyens canadiens d'améliorer leur sort et d'acquérir le respect de soi. Les églises, qui abandonnaient avec réticence le programme des pensionnats indiens, décidaient de concentrer leurs efforts sur les soins aux orphelins et aux enfants à risque de subir de mauvais traitements et d'être négligés.
^ Trois religieuses tenant des bébés autochtones,
v. 1960
Photographe : soeur Liliane,
Bibliothèque et Archives Canada / PA-195122
Pendant les années 1960 et 1970, les parents et les groupes autochtones ont continué à témoigner contre les pensionnats indiens. Cependant, au fur et à mesure que les écoles administrées par les églises fermaient, les programmes provinciaux et fédéraux de services d'aide à l'enfance prenaient de l'envergure. Mais beaucoup de ces programmes ne faisaient que diviser davantage les collectivités autochtones. L'un de ces programmes, par exemple, connu sous le nom de « razzia des années 60 », tentait de remédier au manque d'habiletés parentales des Autochtones en enlevant de force des milliers d'enfants autochtones à leurs parents au lieu d'aider ces parents à améliorer leurs compétences. On faisait de ces enfants les pupilles d'un système de services d'aide à l'enfance mal surveillé et la plupart étaient placés auprès de familles d'accueil non autochtones.
Lors des deux dernières décennies du vingtième siècle, le reste des pensionnats indiens ont été graduellement fermés ou transférés aux bandes indiennes. Le dernier pensionnat administré par une bande indienne a été le Gordon Indian Residential School, en Saskatchewan, qui a fermé ses portes en 1998.